2025
Gouriot, Mylène
IA et santé en débat dans les espaces de réflexion éthique régionaux Article de journal
Dans: Ethique & Santé, vol. 22, no. 1, p. 33-40, 2025.
@article{CNERER2025,
title = { IA et santé en débat dans les espaces de réflexion éthique régionaux },
author = {Mylène Gouriot},
editor = {Elsevier Masson},
url = {http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1765-4629(24)00123-5},
doi = {http://dx.doi.org/10.1016/j.etiqe.2024.11.002},
year = {2025},
date = {2025-03-01},
urldate = {2024-11-30},
journal = {Ethique & Santé},
volume = {22},
number = {1},
pages = {33-40},
abstract = {Intelligence artificielle, Santé, Éthique, CNERER, Espace de réflexion éthique
Le secteur de la santé est particulièrement concerné par le développement rapide et exponentiel des systèmes d’intelligence artificielle. Les espaces de réflexion éthique régionaux se sont saisis de cette problématique éthique depuis de nombreuses années dans leurs missions de débat public, de formation, d’information, de recherche ou d’observatoire des pratiques. Ont ainsi émergé des alertes quant au risque de déshumanisation, d’inégalités d’accès et inégalités d’usage pour les patients dans le cadre de la santé connectée/e-santé (illectronisme, etc.), de sécurité des données et d’information insuffisante. Le public et les professionnels s’inquiètent des conséquences sur le lien humain dans la relation soignant–soigné et posent également les questions de la responsabilité et de la formation.},
keywords = {},
pubstate = {published},
tppubtype = {article}
}
Le secteur de la santé est particulièrement concerné par le développement rapide et exponentiel des systèmes d’intelligence artificielle. Les espaces de réflexion éthique régionaux se sont saisis de cette problématique éthique depuis de nombreuses années dans leurs missions de débat public, de formation, d’information, de recherche ou d’observatoire des pratiques. Ont ainsi émergé des alertes quant au risque de déshumanisation, d’inégalités d’accès et inégalités d’usage pour les patients dans le cadre de la santé connectée/e-santé (illectronisme, etc.), de sécurité des données et d’information insuffisante. Le public et les professionnels s’inquiètent des conséquences sur le lien humain dans la relation soignant–soigné et posent également les questions de la responsabilité et de la formation.
Hazif-Thomas, Cyril; Donnart, Cindy; Maitre, Marie-Hélène Tristchler-Le
Questions de santé mentale et de libertés au croisement des dilemmes soignants remontés aux espaces de réflexion éthique régionaux Article de journal
Dans: L'Encéphale, vol. Supplement, iss. 1, no. 51, p. S23-S32, 2025.
@article{CNERER2025,
title = {Questions de santé mentale et de libertés au croisement des dilemmes soignants remontés aux espaces de réflexion éthique régionaux},
author = {Cyril Hazif-Thomas and Cindy Donnart and Marie-Hélène Tristchler-Le Maitre},
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},
doi = {https://doi.org/10.1016/j.encep.2024.11.004},
year = {2025},
date = {2025-02-01},
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journal = {L'Encéphale},
volume = {Supplement},
number = {51},
issue = {1},
pages = {S23-S32},
abstract = {Proportionnalité - Dilemmes éthiques - Souffrance psychique - Démocratie sanitaire - Psychiatrie palliative
L’action des espaces de réflexion éthique régionaux ne concerne pas que le champ de la bioéthique contemporaine et porte aussi sur nombre de questions de santé mentale rencontrées dans la pratique clinique et le travail d’équipe. L’exercice de discernement de conflits de valeurs est une exigence éthique qui suppose de nourrir un vivre-ensemble se basant sur le « penser ensemble » pour chacun et pour tous : un devoir de résistance collégiale afin d’éviter des dérives potentiellement délétères tant sur le plan humain que thérapeutique. Porter l’accent sur la proportionnalité dans les décisions médicales complexes en santé mentale nécessite de concilier protection, sécurité, et respect des libertés fondamentales, tout en équilibrant l’intérêt général et les besoins individuels. Cet arbitrage nécessite de donner une place plus forte à la réflexion éthique, afin d’éviter des décisions purement centrées sur la dimension sanitaire et actées sans respect de la démocratie sanitaire. En Bretagne et partout en France, les saisines des cellules de soutien éthique mettent en évidence les défis rencontrés sur le terrain, notamment en ce qui concerne les décisions institutionnelles de gestion de crise pendant la pandémie de COVID-19 ou encore en ce qui concerne les soins de santé mentale en fin de vie ou même face à des pathologies résistantes aux traitements. Ces situations soulèvent des questions critiques sur le respect de la dignité et de l’humanité des personnes soignées. Le respect d’une éthique de la compréhension, faite de retenue et de juste mesure, faisant appel à la délibération collégiale dans ces situations, apparaît essentiel à déployer au quotidien. Dans le contexte de la fin de vie, le besoin de développer la psychiatrie palliative en France devient une priorité. Ce développement permettrait de proposer des soins plus justes, respectueux des libertés individuelles, et mieux adaptés aux besoins spécifiques des patients en grande souffrance psychique, en particulier dans les environnements de vie fragilisés tels que les Ehpad, afin d’assurer une meilleure articulation des principes de bienfaisance et de non-malfaisance.},
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L’action des espaces de réflexion éthique régionaux ne concerne pas que le champ de la bioéthique contemporaine et porte aussi sur nombre de questions de santé mentale rencontrées dans la pratique clinique et le travail d’équipe. L’exercice de discernement de conflits de valeurs est une exigence éthique qui suppose de nourrir un vivre-ensemble se basant sur le « penser ensemble » pour chacun et pour tous : un devoir de résistance collégiale afin d’éviter des dérives potentiellement délétères tant sur le plan humain que thérapeutique. Porter l’accent sur la proportionnalité dans les décisions médicales complexes en santé mentale nécessite de concilier protection, sécurité, et respect des libertés fondamentales, tout en équilibrant l’intérêt général et les besoins individuels. Cet arbitrage nécessite de donner une place plus forte à la réflexion éthique, afin d’éviter des décisions purement centrées sur la dimension sanitaire et actées sans respect de la démocratie sanitaire. En Bretagne et partout en France, les saisines des cellules de soutien éthique mettent en évidence les défis rencontrés sur le terrain, notamment en ce qui concerne les décisions institutionnelles de gestion de crise pendant la pandémie de COVID-19 ou encore en ce qui concerne les soins de santé mentale en fin de vie ou même face à des pathologies résistantes aux traitements. Ces situations soulèvent des questions critiques sur le respect de la dignité et de l’humanité des personnes soignées. Le respect d’une éthique de la compréhension, faite de retenue et de juste mesure, faisant appel à la délibération collégiale dans ces situations, apparaît essentiel à déployer au quotidien. Dans le contexte de la fin de vie, le besoin de développer la psychiatrie palliative en France devient une priorité. Ce développement permettrait de proposer des soins plus justes, respectueux des libertés individuelles, et mieux adaptés aux besoins spécifiques des patients en grande souffrance psychique, en particulier dans les environnements de vie fragilisés tels que les Ehpad, afin d’assurer une meilleure articulation des principes de bienfaisance et de non-malfaisance.
2025
Gouriot, Mylène
IA et santé en débat dans les espaces de réflexion éthique régionaux Article de journal
Dans: Ethique & Santé, vol. 22, no. 1, p. 33-40, 2025.
Résumé | Liens | BibTeX | Étiquettes: Intelligence artificielle, Publi CNERER
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Le secteur de la santé est particulièrement concerné par le développement rapide et exponentiel des systèmes d’intelligence artificielle. Les espaces de réflexion éthique régionaux se sont saisis de cette problématique éthique depuis de nombreuses années dans leurs missions de débat public, de formation, d’information, de recherche ou d’observatoire des pratiques. Ont ainsi émergé des alertes quant au risque de déshumanisation, d’inégalités d’accès et inégalités d’usage pour les patients dans le cadre de la santé connectée/e-santé (illectronisme, etc.), de sécurité des données et d’information insuffisante. Le public et les professionnels s’inquiètent des conséquences sur le lien humain dans la relation soignant–soigné et posent également les questions de la responsabilité et de la formation.},
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Le secteur de la santé est particulièrement concerné par le développement rapide et exponentiel des systèmes d’intelligence artificielle. Les espaces de réflexion éthique régionaux se sont saisis de cette problématique éthique depuis de nombreuses années dans leurs missions de débat public, de formation, d’information, de recherche ou d’observatoire des pratiques. Ont ainsi émergé des alertes quant au risque de déshumanisation, d’inégalités d’accès et inégalités d’usage pour les patients dans le cadre de la santé connectée/e-santé (illectronisme, etc.), de sécurité des données et d’information insuffisante. Le public et les professionnels s’inquiètent des conséquences sur le lien humain dans la relation soignant–soigné et posent également les questions de la responsabilité et de la formation.
Hazif-Thomas, Cyril; Donnart, Cindy; Maitre, Marie-Hélène Tristchler-Le
Questions de santé mentale et de libertés au croisement des dilemmes soignants remontés aux espaces de réflexion éthique régionaux Article de journal
Dans: L'Encéphale, vol. Supplement, iss. 1, no. 51, p. S23-S32, 2025.
Résumé | Liens | BibTeX | Étiquettes: Publi CNERER, Santé mentale
@article{CNERER2025,
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L’action des espaces de réflexion éthique régionaux ne concerne pas que le champ de la bioéthique contemporaine et porte aussi sur nombre de questions de santé mentale rencontrées dans la pratique clinique et le travail d’équipe. L’exercice de discernement de conflits de valeurs est une exigence éthique qui suppose de nourrir un vivre-ensemble se basant sur le « penser ensemble » pour chacun et pour tous : un devoir de résistance collégiale afin d’éviter des dérives potentiellement délétères tant sur le plan humain que thérapeutique. Porter l’accent sur la proportionnalité dans les décisions médicales complexes en santé mentale nécessite de concilier protection, sécurité, et respect des libertés fondamentales, tout en équilibrant l’intérêt général et les besoins individuels. Cet arbitrage nécessite de donner une place plus forte à la réflexion éthique, afin d’éviter des décisions purement centrées sur la dimension sanitaire et actées sans respect de la démocratie sanitaire. En Bretagne et partout en France, les saisines des cellules de soutien éthique mettent en évidence les défis rencontrés sur le terrain, notamment en ce qui concerne les décisions institutionnelles de gestion de crise pendant la pandémie de COVID-19 ou encore en ce qui concerne les soins de santé mentale en fin de vie ou même face à des pathologies résistantes aux traitements. Ces situations soulèvent des questions critiques sur le respect de la dignité et de l’humanité des personnes soignées. Le respect d’une éthique de la compréhension, faite de retenue et de juste mesure, faisant appel à la délibération collégiale dans ces situations, apparaît essentiel à déployer au quotidien. Dans le contexte de la fin de vie, le besoin de développer la psychiatrie palliative en France devient une priorité. Ce développement permettrait de proposer des soins plus justes, respectueux des libertés individuelles, et mieux adaptés aux besoins spécifiques des patients en grande souffrance psychique, en particulier dans les environnements de vie fragilisés tels que les Ehpad, afin d’assurer une meilleure articulation des principes de bienfaisance et de non-malfaisance.},
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L’action des espaces de réflexion éthique régionaux ne concerne pas que le champ de la bioéthique contemporaine et porte aussi sur nombre de questions de santé mentale rencontrées dans la pratique clinique et le travail d’équipe. L’exercice de discernement de conflits de valeurs est une exigence éthique qui suppose de nourrir un vivre-ensemble se basant sur le « penser ensemble » pour chacun et pour tous : un devoir de résistance collégiale afin d’éviter des dérives potentiellement délétères tant sur le plan humain que thérapeutique. Porter l’accent sur la proportionnalité dans les décisions médicales complexes en santé mentale nécessite de concilier protection, sécurité, et respect des libertés fondamentales, tout en équilibrant l’intérêt général et les besoins individuels. Cet arbitrage nécessite de donner une place plus forte à la réflexion éthique, afin d’éviter des décisions purement centrées sur la dimension sanitaire et actées sans respect de la démocratie sanitaire. En Bretagne et partout en France, les saisines des cellules de soutien éthique mettent en évidence les défis rencontrés sur le terrain, notamment en ce qui concerne les décisions institutionnelles de gestion de crise pendant la pandémie de COVID-19 ou encore en ce qui concerne les soins de santé mentale en fin de vie ou même face à des pathologies résistantes aux traitements. Ces situations soulèvent des questions critiques sur le respect de la dignité et de l’humanité des personnes soignées. Le respect d’une éthique de la compréhension, faite de retenue et de juste mesure, faisant appel à la délibération collégiale dans ces situations, apparaît essentiel à déployer au quotidien. Dans le contexte de la fin de vie, le besoin de développer la psychiatrie palliative en France devient une priorité. Ce développement permettrait de proposer des soins plus justes, respectueux des libertés individuelles, et mieux adaptés aux besoins spécifiques des patients en grande souffrance psychique, en particulier dans les environnements de vie fragilisés tels que les Ehpad, afin d’assurer une meilleure articulation des principes de bienfaisance et de non-malfaisance.

